Memoire noire, décembre 2007

PRECISIONS SUR LE DIAPORAMA

Les photos présentées ci-dessous proviennent d'un diaporama réalisé dans le cadre de mes cours. Le principe étant de se familiariser avec le logiciel de montage, le principe était le suivant : Réaliser un diaporama photo sur fond musical (thème musical et photographique au choix) avec pour contrainte le fait que les paroles de la musique correspondent plus ou moins avec l'action. Nous avons choisi de réaliser ce dernier à partir d'une musique tirée du film Qui veut la peau de Roger Rabbit, à savoir "Why don't you do right", interprétée par Amy Irving. Seule une partie des photos du diaporama est présentée ici (57 pour le site web contre près de 200 sur la vidéo).

Introduction.
Arrière plan sonore pluvieux, accompagné de quelques notes de « Nocturne for violin and piano » par Chopin. On discerne des battements de cœur.

Le personnage principal (appelé Jesse) rentre chez lui, marchant, seul. On discerne d'abord une simple ombre au sol, puis une silhouette floue, avant de découvrir le personnage marchant le long d'un mur.
On remarque par contre tout de suite qu'il ne pleut pas. Pourquoi ? Afin de symboliser la différence entre le réel et le ressenti. Le désespoir dont est empli Jesse mais qui ne transparait pas, qui n'apparaît pas à nos yeux.
Arrivé chez lui, nous le suivons dans le hall d'entrée puis dans les escaliers, puis lorsqu'il entre chez lui. Après avoir posé son chapeau contre la radio, Jesse décide d'allumer un cigare. L'ambiance sonore a changé, et la pluie a laissé place aux craquements d'un feu de cheminée. Une fois le cigare allumé, il décide d'allumer la radio.

La transition de l'introduction à l'action proprement dite a été modifiée par rapport au storyboard. En effet, il était au début convenu que la transition se fasse par le cigare et sa fumée, qui allait s'épaissir jusqu'à devenir opaque et laisser place aux pensées du personnage. En fait, c'est la radio qui crée la transition, et la musique commence au moment où Jesse l'allume.

Part I - A mi-chemin entre souvenir et rêve, cauchemar.
Tel un flashback, débute par des scènes avec sa compagne, Evelyn. On les voit tous les deux, formant un couple uni, s'aimant, partageant des moments d'affection. Puis, plus tard, pour une raison qui nous est inconnue, Evelyn, énervée contre son compagnon, romps le couple en donnant une gifle à Jesse. Celui-ci ne bouge pas, restant simple témoin de l'action, ne réagissant pas, la laissant partir.

Part II - Il faut du temps à Jesse afin de réaliser ce qui se passe. On le voit ensuite courir dans des sous-sols, sans raisons apparentes, jusqu'à ce qu'il perde l'équilibre et se retienne à un mur. La douleur marquée sur son visage, nous comprenons à la déformation de l'image que le personnage perd le contrôle de lui même, perd toute notion d'équilibre, il s'abandonne, il est perdu. S'en suit une séquence d'images à la première personne, où les photos montrent d'elles-mêmes la situation dans laquelle se trouve le personnage, une sensation de vertige intense, la tête qui tourne.
Une fois sorti du bâtiment, son attitude change immédiatement. Le temps d'allumer une cigarette et le calme revient. Cependant, tout n'est pas redevenu normal. On sent à travers sa démarche que quelque chose ne va pas. Il s'assied, réalise.
On repasse à la première personne l'espace de deux photos, puis le personnage se relève et continue d'errer.
La scène dans l'allée du jardin où le personnage semble se téléporter le long du chemin peut être interprétée de plusieurs façons, l'une d'entre elles étant pour montrer la solitude, le fait que Jesse ne sache pas quoi faire, ne sait pas où il est, mais continue de marcher. Même si « marcher » peut sembler étrange, car c'est un homme figé que l'on voit.
Puis, comme pour montrer le temps qui passe, le temps que passe le personnage à marcher, on assiste à un travelling avec comme objet les jambes de Jesse, en train de marcher.
Zoom arrière, le travelling suit Jesse dans sa marche, jusqu'à s'arrêter et le laisser continuer, s'éloigner, seul.

Part III - On le retrouve ensuite sur des rails de chemin de fer. Une symbolique importante à travers les rails, l'infini, deux barres parallèles jusqu'à l'horizon, l'éloignement de tout, la solitude. Il erre sur les rails, se dirigeant vers une inconnue. Puis le personnage s'assoit, attend… Transition entre rêve et réalité, Evelyn apparaît à ses côtés. On ne sait pas si c'est une illusion ou si elle est vraiment là, un excès d'imagination, par ce qu'il désire réellement, être avec elle, la sentir près de lui.

Conclusion - Le temps de réaliser tout cela et le cigare s'est consumé, trop de temps déjà s'est écoulé pour lui, et la scène finale laisse suggérer au spectateur ce que Jesse est allé faire (retrouver Evelyn et s'excuser), via la transition au niveau de la mise au point entre le cigare et la porte ouverte en arrière plan.