Memoire noire, décembre 2007
Galeries photo :
Introduction - Jesse rentre chez lui
Part 1 - Rêve, Jesse et Evelyn
Part 2 - Dépression
Part 3 - Rails de chemin de fer
Conclusion - Prise de conscience
NOTE D'INTENTION
« Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville » C'est sur ces mots que Verlaine introduit son célèbre poème, et c'est sur ces mots que semblerait commencer le montage… Cette pluie que l'on entend mais qu'on ne voit pas, comme cette souffrance que l'on ressent mais qui ne se discerne pas… Comment un homme perd petit à petit le contrôle de lui même pour finalement réaliser ce qui est le plus important pour lui.
Ce photomontage a été tourné en Alsace dans des lieux tout aussi divers que les sous-sols du Palais Universitaire et les jardins de ce dernier, le parc de l'Orangerie, le quartier de la Krutenau , un appartement privé du centre ville, et enfin des rails de chemin de fer non loin du village de Hoerdt.
C'est un rêve, un cauchemar. Ce que l'on ne souhaite jamais vivre. La décomposition du psychisme de l'être humain, la solitude, le questionnement. A travers cette époque révolue que sont les années 40, ainsi qu'à l'aide de nombreux clichés, on ne se plonge pas dans l'histoire, la personnification ne se fait pas. Seul un malaise nous transporte, malaise inexplicable. Les murs tournent jusqu'à la perte de toute notion rationnelle. Enfin, les rails, barres parallèles qui se disputent une course sans fin, métaphore d'un avenir inconnu, d'un questionnement sans réponse. Où aller, marcher, errer… Continuer puis s'arrêter. L'horizon est marqué par la silhouette du jeune homme… (lire les précisions sur le diaporama)